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Parution dans Centre presse aveyron

 

Le journal local de l’Aveyron Centre-Presse a dédié le 8 mai 2021, 2 pages sur les savoir-faire aveyronnais en mettant en exergue notre site de fabrication.

La société de Sonnac se positionne dans le “top 5” français de la spécialité avec 55 000 pièces par an.

Jean-Marie Carles était menuisier de formation. Il exerçait depuis des années à Sonnac, à quelques encablures de Capdenac-Gare, quand, en 1966, il décidait de se lancer dans la production en série de cercueils. Toujours à Sonnac, mais 55 ans plus tard, l’entreprise CARLES est dirigée par la fille de Jean-Marie, Sylvie Dellac. Une entreprise qui continue à fabriquer des cercueils, dans un esprit resté très familial, mais qui est passée en un demi-siècle de quelques centaines de pièces produites par an à plus de 55 000 aujourd’hui.

Cette confortable production annuelle, qui est complétée par la commercialisation d’urnes funéraires, est articulée autour d’un site industriel de 20 000 m² ; de 1 000 références en catalogue ; d’un chiffre d’affaires approchant les 17 M€ ; de 15 plateformes logistiques disséminées à travers tout le pays ; d’une équipe de collaborateurs composée de 75 personnes…

L’effet Covid

Autant dire que depuis les premiers cercueils réalisés par les mains de Jean-Marie, la société CARLES n’a cessé de se développer pour figurer désormais dans le “top 5” des fabricants français et occuper près de 10 % du marché national. Et cette logique de développement ne semble pas prête à s’arrêter. Chaque année, ce sont environ 800 000 € qui sont investis pour moderniser et optimiser l’outil de production. Nous devons penser à automatiser toujours plus notre production, explique Sylvie Dellac. Dans notre secteur d’activité, qui reste concurrentiel, c’est indispensable si l’on veut rester compétitif aux yeux de nos clients, qui sont exclusivement des enseignes de pompes funèbres. Dans ce sens, la prochaine étape consistera à robotiser les opérations de perçage des cercueils. Il s’agira de gagner en fiabilité et en temps dans le process de fabrication, qui doit être amélioré en permanence.

Chez CARLES, automatiser ne veut pas dire réduire les effectifs. Les salariés dispensés de certaines tâches sont orientés vers de nouvelles qui tendent le plus souvent vers davantage de qualité. Ces derniers temps, en matière d’effectifs, les ateliers de Sonnac ont plutôt accueilli de nouveaux collaborateurs, soit une douzaine d’intérimaires venus prêter main-forte en cette période de pandémie.

Car il va sans dire que la Covid-19 et ses répercussions sur le taux de mortalité en France (+ 9 % entre 2019 et 2020) ont eu pour effet de booster le marché du cercueil.“Sur les périodes les plus marquées de l’épidémie, notre activité a augmenté de 30 %, précise Sylvie Dellac. Au global de l’année 2020, cette augmentation a été de l’ordre de 13 %.”Mais dans le milieu, on sait que le retour de bâton se fera sentir dans les mois qui viennent. “Notre pire exercice, on l’a connu en 2004, soit l’année qui a succédé à la canicule de 2003 et à ses conséquences sur les personnes âgées”, souligne la présidente de CARLES.

La mode Johnny

Avec sa flotte de 25 camions qui sillonne les routes du pays afin d’approvisionner les plateformes logistiques et les centres funéraires, l’entreprise de Sonnac est solide et devrait passer ce nouveau cap sans trop de difficultés. En misant sur ce qui a fait et qui fait encore sa réputation : “le souci du travail bien fait”, un état d’esprit artisanal et une relation de proximité, avec “le bois dans les veines” comme devise. Dans cet esprit et dans le respect de l’environnement, CARLES s’attache à favoriser les approvisionnements issus de forêts écogérées et choisit autant que possible les circuits courts. Les bois français sont ainsi utilisés à 90 % dans la fabrication des cercueils.

La société a par ailleurs développé, en 2017, le “100 % hydro”, un procédé innovant qui permet la suppression des solvants dans le process de finition et redonne du relief et un aspect naturel à la matière bois. Cette méthode écoresponsable agit très favorablement sur la baisse des rejets atmosphériques.

Enfin, chez CARLES, on sait s’adapter. On s’adapte quand la part des cercueils réservés à l’incinération est passée de 20 à 45 % du marché en quelques années. On s’adapte quand le cercueil blanc de Johnny Hallyday a créé une véritable “mode mortuaire”. On s’adapte à une tendance sociétale en créant des cercueils dont le revêtement permet l’écriture de messages personnels au défunt… Une adaptation permanente et maîtrisée depuis 55 ans et les tout premiers cercueils sortis du petit atelier artisanal de Jean-Marie Carles.

François Cayla

Centre Presse Aveyron
Publié le