En France,  avec le développement récent de la crémation, l’urne funéraire, ou urne cinéraire, redevient un objet témoin de notre civilisation vendu à plus de 130 000 exemplaires chaque année.

 urne ancienne en forme de statue de sarcophage

Urne sarcophage étrusque au  musée archéologique de Florence.

 

Peuple de champ d’urnes contre  peuple de tumulus

Le débat entre inhumation et crémation n’est pas nouveau. La trace des premières crémations apparaît déjà il y a 9000 ans. Dans nos régions, les archéologues ont découvert qu’à l’Âge de bronze, certains peuples étaient peu à peu passés de leur culture du tumulus, le monticule de terre sous lequel on inhumait les morts et leurs objets familiers, à celles des champs d’urnes, nécropoles où étaient enfouies des dizaines d’urnes funéraires. Cette évolution signifie sans doute un autre rapport à la mort et à l’au-delà, mais aussi une nouvelle organisation des sociétés anciennes, un peu à l’image de ce que nous vivons aujourd’hui.

 

Du columbarium romain à la fusée spatiale

Les Étrusques, puis les Romains ont longtemps pratiqué la crémation. Souvent réservée aux plus riches, elle a favorisé la création artistique pour les urnes, simples poteries de terre cuite, récipients de verre ou véritables sculptures de pierre ou d’argile. Le columbarium (référence aux niches de pigeons) était la salle souterraine où étaient conservées les urnes dans des niches murales au nom des défunts. Puis, à cause du Christianisme d’abord, et du Catholicisme ensuite, les urnes ont disparu avec la crémation, en Italie comme en France.

Après que notre pays eut retrouvé officiellement « la liberté des funérailles » en 1887, et que l’Église autorise la crémation 80 ans plus tard, les urnes funéraires sont réapparues peu à peu dans les obsèques de notre société. Aujourd’hui, elles peuvent être déposées dans le columbarium ou dans un caveau, ou même conservées dans une propriété privée, si le défunt en a fait la demande par testament. Les cendres peuvent être inhumées ou dispersées dans un lieu public adéquat, en pleine mer, ou encore dans l’espace ainsi que le proposent déjà certains prestataires.

 

L’urne durable,  une représentation de la mémoire du défunt

Comme une sépulture, les urnes que l’on dépose au columbarium ou en caveau sont une forme concrète d’ hommage au défunt et à sa personnalité. Aujourd‘hui pour les familles le choix est presque illimité, du style le plus classique au plus contemporain. Les urnes sont réalisées en bois, fibre de verre, résine, albâtre, verre, céramique, métal, ABS...

 

4 urnes funeraires durables proposées par Carles

Le bois, le verre soufflé, l’albâtre et la résine pour cette sélection d’urnes


L’urne biodégradable, alternative à la dispersion des cendres

Pour de nombreuses familles,  l’urne biodégradable permet de construire un rituel plus personnalisé que la simple dispersion des cendres dans le jardin du souvenir.  Destinée à être inhumée en pleine terre, ou immergée en mer, l’urne biodégradable propose des esthétiques et des matériaux différents mais  toujours respectueux de la dignité funéraire. Ces urnes sont moulées en sel, en sable, en matière végétale, en fibre végétale, en matériaux composites,  et se désagrègent entièrement dans la terre ou dans l’eau pour un retour harmonieux à la nature.

 

urnes funeraire solubles ou biodégradables proposées par Carles

Quelques urnes biodégradables ou solubles du catalogue Carles