Seules la crémation et l’inhumation sont aujourd’hui autorisées et réglementées dans notre pays, mais ailleurs d’autres solutions existent, parfois surprenantes...

la cime des arbres dans un jardin du souvenir

Enterrer l’urne funéraire au pied de l’arbre, une symbolique forte...


L’urne au pied de l’arbre

Une nouvelle pratique à la symbolique très forte est en train de naître en Europe : plutôt que de disperser les cendres funéraires dans la nature, elles sont enterrées dans une urne biodégradable au pied d’un arbre. Au bout d’une année, le temps moyen du délitement de l’urne en terre, les cendres du défunt se mêlent aux racines de l’arbre et participent à sa croissance. Cette pratique commence à apparaître en France dans des parcs privés qui proposent la plantation d’arbres spécifiques, ou dans les cimetières publics quand ils disposent déjà d’un parc arboré et adapté.


Transformer les cendres en diamant

Depuis quelques années quelques sociétés britanniques, allemandes ou américaines proposent de transformer les cendres funéraires en diamant synthétique. Cette « diamantisation », interdite en France par la loi qui protège l’usage des cendres, avec un coût de quelques milliers d’euros, permettrait de porter les cendres du défunt en bague ou en pendentif.


La promession, ou funérailles écologiques

Développée en Suède par le Dr Susanne Wiigh-Mäsak, cette nouvelle opération funéraire consiste à refroidir les corps à -196 °C dans de l’azote liquide. Devenus friables, les corps sont réduits en poudre par simple vibration. Ainsi, aucun composé dangereux n’est rejeté dans l’atmosphère et la consommation énergétique est réduite au minimum. À ce jour, ce procédé n’est pas autorisé chez nous.


L’aquamation funéraire

Ce procédé récent propose une dissolution rapide du corps (de l’ordre de quelques heures) dans un bain agité d’eau chaude et d’agents solvants. À la fin, les résidus osseux, comme dans la crémation, sont confiés à la famille. L’aquamation, ou resomation, consomme dix fois moins d’énergie qu’une crémation, et ne rejette aucun des matériaux toxiques, récupérés pendant le traitement.


Le bûcher funéraire en Inde

Le bûcher funéraire en Inde se fait à l’air libre et nécessite environ un arbre adulte pour chaque cérémonie. Des quantités considérables d’arbres sont donc abattues chaque jour et dans certaines régions, le bois vient à manquer. C’est là que depuis peu, les bouses de vaches tiennent lieu de combustible pour poursuivre ce rite de l’incinération qui correspond en Inde à une troisième naissance, après la naissance physique et le mariage.


Les cercueils spectaculaires

Les salons dédiés au funéraire se multiplient à travers le monde, où dans certains pays, les funérailles sont vues comme de véritables performances. Ainsi au dernier salon de Chicago, on a pu admirer un cercueil en forme de téléphone portable, un autre en forme de chaussure de sport, ou encore un modèle entièrement plaqué or avec assistance Internet à l’intérieur ! Au salon de Hong-Kong, c’est un cercueil king size en acajou qui tenait la vedette avec canapé intérieur et chaîne hifi dernier cri. Même si ces objets restent exceptionnels, on peut voir dans le catalogue courant d’un grand fabricant américain une multitude de modèles « customisés » comme les voitures avec des décors réalistes évoquant le métier ou la passion du défunt.