70 % des Français interrogés dans une étude récente se déclarent intéressés par des obsèques qui respecteraient davantage l’environnement. Mais quels sont les bons choix écologiques aujourd’hui ?

urne biodégradable en sel immergée en pleine mer

L’ immersion d’une urne biodégradable en mer est soumise à autorisation...

 

Crémation ou inhumation ? Là n’est pas forcément la question !

Comparer le bilan environnemental de la crémation à celui de l’inhumation est très délicat car les facteurs varient pratiquement à chaque cas. On sait que la crémation dépense énormément de gaz naturel, une énergie fossile non renouvelable, et qu’elle libère beaucoup de CO2 dans l’atmosphère.

En contre-partie,  la crémation peut éviter  l’occupation des sols par les tombes et leur entretien sur une très longue durée. C’est une des raisons pour lesquelles, les sociétés modernes comme la nôtre, en quête de développement, accompagnent mieux aujourd’hui cette préférence funéraire.

Une étude australienne a calculé que sur 50 ans, le bilan environnemental global de la crémation pouvait être meilleur que celui d’un enterrement classique associé à l’entretien de la tombe par la communauté…

Supposons que...

Dans la réalité, ce n’est pas si simple. En effet si, après la crémation, les cendres ne sont pas dispersées dans la nature mais conservées dans un columbarium ou un caveau, l’occupation du sol redevient un facteur négatif…

À l’inverse, on peut imaginer le cas d’un enterrement qui nécessite la construction d’un nouveau caveau, avec des marbres importés, par exemple, et un cercueil en bois exotique à croissance lente, traité avec des vernis toxiques. Supposons aussi qu’une cinquantaine de personnes, venues parfois de loin dans leur véhicule, assisteront aux obsèques. Dans ce cas, le bilan carbone de la construction du caveau, du bois importé et des trajets liés à l’événement pourra être bien supérieur à celui d’une crémation, sans compter l’occupation du sol.

Il n’y a pas de solution écologique satisfaisante à coup sûr pour toutes les situations. C’est au travers de cas personnels et de choix adaptés que l’on peut aller vers le meilleur respect possible de l’environnement. Votre conseiller funéraire peut vous aider à y voir plus clair.

Le premier des choix écologiques reste le cercueil

Destiné à la crémation ou à l’inhumation, le cercueil est en fait le premier choix écologique qui s’offre aux familles. Aujourd’hui, les fabricants français de cercueils, comme Carles en Aveyron, proposent des modèles de plus en plus respectueux de la préservation environnementale et du développement durable. Les bois utilisés sont souvent issus de forêts écogérées et les essences à croissance rapide, comme le pin, sont utilisées autant pour la crémation que l’inhumation.

Pour éviter l’usage des vernis toxiques, responsables de rejets de métaux lourds dans l’air et dans les sols, certains fabricants de cercueil comme Carles,  proposent aussi des finitions à l’hydrocire qui ne génèrent aucune pollution. Par exemple, la gamme des cercueils « Naturel » de Carles décline une nouvelle esthétique en harmonie avec ces nouvelles finitions.

L’invention récente des cercueils en cellulose (carton) pour la crémation devait garantir des obsèques plus écologiques mais, à ce jour,  les cercueils en carton ne semblent pas correspondre dans notre pays aux exigences qualitatives des familles ni à celles, très techniques, des crematoriums.

La liberté personnelle d’abord

Que l’on prépare les funérailles d’un proche ou que l’on s’interroge à titre personnel, la préoccupation écologique devient de plus en plus présente. Cependant elle  doit toutefois rester en harmonie avec les dernières volontés ou les convictions intimes de chacun. Aujourd’hui, ce sont les pouvoirs publics qui veillent à cette liberté, tout en tenant compte pour la communauté des contingences environnementales.

Par exemple, l’implantation de nouveaux crématoriums à travers la France, et la nouvelle législation sur leurs équipements pour la maîtrise des rejets atmosphériques illustrent bien ce respect de la volonté individuelle. De la même façon, les cimetières construits aujourd’hui répondent à des normes environnementales très strictes, notamment pour éviter la pollution des nappes. Ainsi, chacun peut préférer la crémation ou l'inhumation pour ses obsèques en toute liberté de conscience…